
Dans un monde en reconstruction après une guerre fratricide, l’Empire de Rhalgar Ă©merge comme un vainqueur fragile, cherchant Ă unifier les peuples sous sa bannière cosmopolite. FondĂ© par les Humains mais rassemblant des individus de toutes les races – Elfes, Orcs, Nains, Gnomes, Petiens et bien d’autres – l’Empire prĂ´ne la rationalitĂ©, la discipline et le progrès sous le culte de Rhalgar, ancien prophète devenu dieu. Mais cette ambition d’ordre se heurte aux traditions anciennes et Ă une rĂ©sistance tenace des peuples attachĂ©s Ă leur libertĂ© et Ă leur culture.
Dans cet univers oĂą la magie puise dans la force vitale de l’utilisateur, chaque sort exige un sacrifice, et la vie elle-mĂŞme devient une ressource prĂ©cieuse et redoutĂ©e. Des citĂ©s impĂ©riales cosmopolites aux forĂŞts mystiques des Elfes Sylvains, en passant par les forteresses des Orcs des Hauts Plateaux, le monde est un creuset d’alliances fragiles, de cultures contrastĂ©es et de luttes pour l’indĂ©pendance.
Entrez dans un univers oĂą chaque dĂ©cision, chaque pouvoir, et chaque allĂ©geance a un prix, et oĂą les individus de toutes races doivent naviguer entre l’attrait de l’ordre impĂ©rial et les appels de leurs hĂ©ritages ancestraux.
LE MONDE
L’univers de Clair-de-Lune est un vaste théâtre d’intrigues, de conflits et de merveilles, où chaque région porte l’empreinte d’une histoire millénaire. Forgé par des forces ancestrales, le monde est un kaléidoscope de cultures, de paysages et de mystères. Des steppes glacées de Norrheim aux forêts enchantées d’Eldara, des déserts brûlants d’Orr’Khal aux rivages fertiles de Valonne, chaque continent abrite des peuples et des civilisations uniques, façonnés par leur environnement et leurs luttes pour exister.

1.1. Norrheim
Norrheim est le continent le plus vaste. Situé au nord du monde, il abrite de vastes territoires : des steppes austères au sud, des plateaux rocheux battus par les vents, des falaises abruptes et des fjords glacés au nord.
Peu hospitalier, Norrheim a vu naître des cultures guerrières et résilientes, fondées sur la survie et la lutte pour les ressources. C’est là que vivent les Hauts-Elfes, les Orcs Blancs, les Ferrus (des humains de grande taille) et les Gnomes de Glace.
1.2. Eldara
Situé à l’ouest de Valonne, Eldara est un continent presque entièrement forestier, à l’exception des marécages mystiques qui recouvrent sa partie orientale (où se trouve notamment l’Ordre des Arcanes, une prestigieuse académie magique impériale) et des Monts Brumeux au nord-ouest, un territoire sacré et sanctuaire des Elfes Sylvains.
Eldara abrite la forêt d’Émeraude, le royaume des Elfes des Bois.
1.3. Orr’Khal
Terre située le plus au sud, Orr’Khal bénéficie d’un climat chaud, parfois étouffant en son cœur. Les côtes nord, proches de Valonne par voie maritime, constituent le territoire des Cités Orques. Autrefois rivales, ces cités sont aujourd’hui unies sous la bannière impériale et sont devenues des lieux largement cosmopolites.
Le vaste désert des Cendres, une étendue volcanique et désertique, recouvre la majeure partie du centre du continent.
Au sud, le désert cède la place à un territoire accidenté, marqué par de vastes canyons, des oasis, des cités souterraines et d’immenses crevasses.
1.4. Valonne
Bien que Valonne soit le plus petit des continents, baignant au milieu de la mer Centrale, il est le plus fertile et le plus riche. Constitué de plaines verdoyantes, de rivages ensoleillés et de coteaux argileux, Valonne ressemble à un véritable paradis sur terre.
Au centre du continent se trouve le Noyau, une région enclavée au cœur de petites montagnes qui la protègent des invasions. Le Noyau est historiquement le berceau d’un empire humain. Toutefois, l’apogée récente de Rhalgar et de ses séides, avec leur projet d’unification mondiale, en a fait le véritable centre du monde.
Valonne est parcouru d’un réseau de transports extrêmement développé, comprenant des trains à vapeur et les dirigeables de la Compagnie du Vent.
1.5. L’archipel de Solsterra
Solsterra est un petit archipel situé à l’est de Valonne, composé d’un chapelet d’îles au climat légèrement plus frais que celui du continent.
Traditionnellement habité par des peuplades de marins et de pêcheurs Orcs, Gnomes et Gobelins, Solsterra est aujourd’hui le centre de l’industrie de pêche de l’Empire. C’est également là que se trouve la très renommée Académie Navale.
LES PEUPLES
Le monde est peuplé d’innombrables espèces, peuples et cultures.
L’Empire, issu du règne de Rhalgar, le dieu prophète, a vu le jour dans une région nommée le Noyau. Ce territoire était déjà fortement marqué par une coexistence ancienne entre Humains, Orcs et Nains. Ce cosmopolitisme originel, que Rhalgar et ses séides ont érigé en dogme, a favorisé l’émergence d’une institution politique prônant une idéologie en rupture avec les traditions identitaires.
Le Noyau bénéficie d’un climat tempéré, doux, et est irrigué par deux larges fleuves, la Linderie et le Cardenu, qui rendent ses terres extrêmement fertiles et propices à l’agriculture.
La capitale du Noyau, Vendurie, est une cité millénaire, siège d’une lignée d’empereurs humains issus de diverses dynasties (probablement des descendants d’anciens clans).
Bien que les empereurs soient humains, l’Empire accueille une incroyable diversité d’espèces : Orcs, Nains, Petiens, Gnomes, Gobelins, et même des Elfes. Ces derniers, bien que présents, maintiennent généralement une certaine distance, car leurs grands royaumes (Haut-Elfes, Elfes Noirs et Elfes Sylvains) privilégient souvent l’hégémonie ethnique et se méfient de toute assimilation impériale.
2.1. Les Elfes
Les Elfes se considèrent comme la race la plus ancienne et la plus évoluée, une conviction renforcée par leur longévité exceptionnelle et leur affinité naturelle avec la magie. Leur société, profondément ancrée dans les traditions et le respect des arts mystiques, les convainc de leur supériorité sur les autres races. Cette assurance, parfois perçue comme de l’arrogance, est un trait commun à toutes leurs ethnies, bien que chacune ait développé une culture distincte, façonnée par son environnement et son histoire.
Les Haut-Elfes
Originaire des royaumes glacés du Nord, les Haut-Elfes incarnent la puissance et la résilience.
Caractéristiques physiques : Les Haut-Elfes sont grands, musclés, et possèdent une peau pâle, parfois teintée de reflets bleutés, marquée par des tatouages rituels élaborés, partagés culturellement avec les Ferrus. Leurs cheveux blonds ou roux tombent souvent en tresses ornées de perles ou de runes gravées.
Culture et valeurs : Leur société est organisée en royaumes claniques, où règnent les valeurs de force, d’honneur et de survie. Les Haut-Elfes pratiquent des rites guerriers et mystiques, combinant l’art du combat à une profonde vénération pour les forces naturelles, comme les vents glacés et les aurores boréales.
Relations avec les autres peuples : Bien qu’ils partagent des échanges culturels avec les Ferrus, ils considèrent les autres races comme inférieures, et leur fierté les rend parfois difficiles à approcher.
Les Elfes Noirs
Les Elfes Noirs sont les maîtres des ombres et des secrets, vivant dans des environnements sombres et inhospitaliers comme les cavernes et les marécages.
Caractéristiques physiques : Leur peau sombre, presque noire, contraste avec leurs yeux luminescents, souvent rouges ou violets. Leur apparence austère est renforcée par des vêtements noirs et des ornements inspirés des créatures nocturnes, comme les chauves-souris ou les araignées.
Culture et valeurs : Les Elfes Noirs vénèrent des forces anciennes et mystérieuses, qu’ils servent par des rites occultes. Leur société, structurée autour de puissants prêtres et mages, valorise le savoir ésotérique et la manipulation subtile des énergies magiques.
Magie et mysticisme : Leur magie, intimement liée aux ombres, leur permet de se dissimuler ou de terrifier leurs adversaires. Ils cultivent un art du contrôle émotionnel et de la domination mentale.
Les Elfes Sylvains
Aussi appelés Elfes des Bois, les Elfes Sylvains vivent en harmonie avec la nature, qu’ils protègent avec une dévotion presque religieuse.
Caractéristiques physiques : Leur peau va de la teinte boisée à l’ivoire, et leurs cheveux, souvent bruns ou verts, sont décorés de feuilles ou de fleurs.
Culture et valeurs : Les Elfes Sylvains considèrent leur symbiose avec la nature comme leur plus grande force. Ils habitent dans des forêts ancestrales et pratiquent une magie axée sur la guérison, la préservation et l’équilibre.
Relations avec les autres peuples : Bien qu’ils se méfient de ceux qui exploitent la nature, ils se montrent ouverts aux alliances avec des races partageant leurs idéaux écologiques.
Les Elfes des Sables
Les Elfes des Sables, habitants du désert des Cendres, se distinguent par leur affinité avec le monde des rêves et leur proximité culturelle avec les Orcs d’Orr’Khal.
Caractéristiques physiques : Leur peau est dorée ou cuivrée, adaptée aux rigueurs du désert. Leurs yeux sont souvent pâles, rappelant le sable ou l’horizon brumeux, et leurs cheveux, noirs ou bruns, sont courts ou attachés pour affronter les tempêtes de sable.
Culture et valeurs : Leur société repose sur une mystique complexe liée aux rêves et à leur interprétation. Les Elfes des Sables croient que les rêves sont des messages des esprits du désert, qu’ils utilisent pour guider leurs décisions et leurs cérémonies.
Relations avec les Orcs : Contrairement aux autres ethnies elfiques, les Elfes des Sables entretiennent des relations harmonieuses avec les Orcs d’Orr’Khal, partageant avec eux des rites communs et une fascination pour les forces naturelles du désert.
2.2. Les Humains
Les Humains se distinguent des autres races par leur adaptabilité et leur diversité culturelle. Dépourvus de lien ancestral unique avec la magie ou la nature, ils ont compensé cette absence par une ambition sans bornes et une ingéniosité qui leur ont permis de s’élever au cœur des dynamiques politiques et sociales du monde.
Leur apparence varie considérablement selon les régions : leur peau va du très clair au brun foncé, leurs cheveux couvrent une large gamme de couleurs, et leurs morphologies reflètent souvent leur environnement d’origine. La diversité des Humains se manifeste à travers une multitude de cultures, allant des royaumes claniques du nord aux caravanes nomades et aux cités cosmopolites du sud. Trois grands ensembles peuvent toutefois être distingués.
L’Empire de Rhalgar
La richesse culturelle humaine trouve son apogée dans l’Empire de Rhalgar, le premier et unique empire du monde, né du cosmopolitisme ancien du Noyau.
Cet empire est le fruit d’une société multi-ethnique et cosmopolite qui s’est développée depuis des siècles au sein du Noyau, au centre du continent de Valonne. Ce territoire fertile, traversé par de grands fleuves, a vu cohabiter Humains, Nains et Orcs dans une harmonie relative, posant les bases de l’idéologie universaliste de Rhalgar.
Les Ferrus
Les Ferrus, un peuple humain originaire de Norrheim, partagent des caractéristiques physiques et culturelles avec leurs voisins Haut-Elfes, avec lesquels ils sont parfois confondus (les Demi-Elfes y sont également extrêmement répandus) :
CaractĂ©ristiques physiques : Les Ferrus, grands et musclĂ©s, affichent une peau claire, parfois marquĂ©e par les rigueurs du climat nordique, et des cheveux blonds ou roux.Â
Culture et valeurs : Leur mode de vie clanique, profondément ancré dans des valeurs guerrières et mystiques, fait écho à celui des Haut-Elfes. Les Ferrus partagent également avec eux une tradition de tatouages rituels, symbolisant des liens avec leurs ancêtres ou des protections spirituelles.
Â
Les Ereyhas
Les Ereyhas sont une peuplade humaine nomade, reconnaissable Ă leur apparence flamboyante et leur talent artistique.
Caractéristiques physiques : Les cheveux roux, la peau laiteuse parsemée de taches de rousseur, et les yeux verts ou jaunes sont les marques distinctives des Ereyhas.
Mode de vie : Nomades, ils voyagent en caravanes et produisent des spectacles sous chapiteau. Bien qu’admirés pour leur art, ils sont souvent victimes de préjugés les accusant d’être des voleurs ou des séducteurs.
Les Humains, grâce à leur pragmatisme et leur esprit d’adaptation, entretiennent des relations variées avec les autres races. Dans l’Empire, leur ouverture a permis de bâtir une structure politique où Nains, Orcs, Petiens et autres peuples collaborent dans un but commun.
Les Ferrus, en revanche, interagissent principalement avec les Haut-Elfes et les peuples du nord, partageant avec eux un respect pour la force et les traditions ancestrales.
Les Humains se distinguent par leur polyvalence :
Architecture impériale : Les Humains ont construit des cités bien organisées et dotées de grands réseaux de transport, symboles de l’unité de l’Empire.
Objets utilitaires : Ils produisent des outils, des vêtements, et des armes adaptés à une multitude d’usages.
Artisanat unique des Ferrus : Les Ferrus créent des armes et des bijoux ornés de gravures complexes, souvent accompagnés de symboles spirituels liés à leurs croyances nordiques.
Les Humains partagent des traits culturels universels :
Rites de passage : Célébrés par toutes les cultures humaines, ces rites marquent des étapes clés comme l’âge adulte ou le mariage.
Fêtes communautaires : Ces rassemblements célèbrent la récolte, les alliances ou les victoires.
Les Ferrus, en particulier, organisent des banquets rituels après les batailles ou les chasses importantes, honorant les esprits de la nature et leurs ancêtres à travers des chants et des danses.
2.3. Les Orcs
Les Orcs forment une race extrêmement diverse, caractérisée par une grande variété de cultures et de traditions. Bien qu’ils partagent certains traits physiques communs – une peau généralement verte, allant du clair au sombre, des oreilles courtes et pointues, ainsi que des crocs proéminents rappelant ceux des chiens – leur apparence varie selon leurs origines géographiques et culturelles.
Leur musculature imposante et leur stature robuste, souvent perçues comme intimidantes, contrastent avec la richesse de leur patrimoine intellectuel et spirituel. Les Orcs sont loin d’être de simples brutes : ils possèdent une culture complexe, marquée par une profonde affinité pour la magie et un sens aigu de l’organisation sociale.
La société orque repose sur une organisation clanique et hiérarchisée, chaque clan ayant ses spécialités et ses traditions. Cette structure s’est intégrée naturellement au modèle impérial, faisant des Orcs un peuple clé dans le fonctionnement de l’Empire.
Les chamans et mystiques : Les Orcs ont une longue tradition spirituelle, avec des chamans capables de manipuler les Ă©nergies naturelles ou magiques. Ces mystiques jouent un rĂ´le central dans la vie des clans, servant de guides spirituels et de gardiens du savoir ancien.
Les artisans : Leurs créations, souvent robustes et utilitaires, témoignent d’un savoir-faire ancestral. Les Orcs excellent particulièrement dans le travail du cuir, du bois et du métal, produisant des objets d’une grande durabilité.
Les guerriers : Bien que pacifiques dans l’Empire, les Orcs conservent une tradition martiale forte. Les guerriers orques, disciplinés et stratèges, sont parmi les meilleurs combattants des armées impériales.
Les Orcs valorisent la communauté et la coopération, plaçant le bien-être du clan ou de l’Empire au-dessus des ambitions individuelles.
Leur culture est riche en rites et cérémonies qui renforcent les liens sociaux et spirituels au sein des clans :
Les rites d’initiation : Ces cérémonies marquent le passage à l’âge adulte et incluent des épreuves physiques et spirituelles.
- Les danses chamaniques : Ces rituels, souvent exécutés lors des solstices ou des éclipses, permettent aux Orcs de communier avec les esprits de leurs ancêtres ou les forces naturelles.
- Les récits épiques : La transmission orale des exploits des héros du passé est un aspect essentiel de leur culture, permettant de préserver leur mémoire collective.
Historiquement en contact étroit avec les Humains et les Nains, les Orcs ont développé des relations solides et mutuellement bénéfiques avec ces peuples. Ils jouent un rôle clé dans l’unité et la diversité de l’Empire, leur structure clanique s’harmonisant parfaitement avec les idéaux impériaux.
Les Orcs voient les métissages, comme les Quarsiens (Orcs/Nains) et les Demi-Orcs (Orcs/Humains), comme une preuve de leur intégration et de leur contribution à la construction de l’Empire.
Les Orcs communiquent de manière directe et expressive, utilisant une combinaison de paroles, de gestes et d’expressions faciales. Leur voix grave et leur élocution mesurée inspirent souvent respect et attention. Ils apprécient les discussions stratégiques et les échanges intellectuels, en particulier lorsqu’ils concernent des projets collectifs.
Leur savoir-faire artisanal, hérité de générations de pratiques, est reconnu dans tout l’Empire :
Les armes et armures : Solides et fonctionnelles, elles sont conçues pour durer et supporter les épreuves les plus rudes.
Les constructions utilitaires : Les Orcs bâtissent des infrastructures solides et pragmatiques, souvent utilisées dans des environnements difficiles.
Les objets rituels : En plus de leur utilité, leurs créations ont souvent une dimension spirituelle, intégrant des motifs ou des symboles sacrés.
2.4. Les Nains
Les Nains, bien qu’étant l’une des races les plus anciennes, se distinguent par leur proximité culturelle et territoriale avec les Humains et les Orcs. Cette longue cohabitation a façonné une civilisation riche et ouverte, qui a donné naissance à la culture impériale telle qu’elle existe aujourd’hui.
Mesurant entre 1m20 et 1m60, les Nains possèdent une stature trapue et une musculature naturelle qui traduit leur robustesse. Leur apparence est aussi variée que celle des Humains, avec une large palette de tons de peau, de cheveux et d’yeux. Certains Nains affichent même des traits hérités de leur environnement, comme une pigmentation plus sombre pour ceux vivant dans des régions souterraines, ou des teints plus clairs pour les populations montagnardes.
La société naine est fortement intégrée à celle des Humains et des Orcs, favorisant les échanges culturels et économiques.
Les artisans et ingénieurs : Les Nains sont réputés pour leur habileté à travailler les métaux, le bois, et la pierre. Leurs créations, mêlant esthétique et fonctionnalité, sont très recherchées dans tout l’Empire.
Les commerçants : En raison de leur pragmatisme et de leur compréhension des besoins des différentes races, ils jouent souvent le rôle de négociateurs ou de courtiers dans les transactions complexes.
Les érudits : Bien qu’on les imagine souvent comme des travailleurs manuels, les Nains ont aussi une tradition intellectuelle forte, excellant dans l’étude des sciences naturelles, des mathématiques et de la cartographie.
Leur culture privilégie la collaboration et la transmission des savoirs, ce qui en fait des partenaires précieux dans les projets collectifs.
Les Nains attachent une grande importance aux cérémonies qui renforcent leur lien avec leurs pairs et leur communauté :
Les forges rituelles : Symboles de création et de renouveau, ces cérémonies célèbrent le passage à l’âge adulte ou marquent des alliances importantes.
- Les récits de lignées : Les histoires orales, retraçant les exploits des ancêtres, sont transmises de génération en génération pour préserver la mémoire collective.
- Les festivités des bâtisseurs : Chaque fois qu’un projet majeur, comme la construction d’un pont ou d’une forteresse, est achevé, une grande fête est organisée en l’honneur des travailleurs.
La proximité historique entre les Nains, les Humains et les Orcs a forgé des relations solides et durables. Cette collaboration précoce a donné naissance à des races métissées, comme les Quarsiens (mélange de Nains et d’Orcs). Les Nains voient ces métissages comme une preuve de l’interconnexion entre les peuples et les considèrent avec fierté plutôt que mépris.
Leur pragmatisme et leur sens de l’humour un peu bourru les rendent généralement appréciés, même si leur ténacité dans les négociations peut frustrer les interlocuteurs moins patients.
Les Nains privilégient une communication directe et sincère, évitant les discours inutiles. Leurs voix profondes et leurs intonations mesurées leur confèrent une autorité naturelle, renforcée par leur propension à peser chaque mot avant de parler. Ils apprécient les débats constructifs et les échanges d’idées, qu’ils considèrent comme une forme d’art.
Leur savoir-faire artisanal est légendaire :
Les métaux travaillés : Armes, outils, et ornements alliant solidité et raffinement.
Les constructions architecturales : Ponts, fortifications, et bâtiments intégrant des éléments fonctionnels et esthétiques.
Les objets utilitaires : Mécanismes ingénieux, équipements pratiques, et inventions facilitant la vie quotidienne.
Leur capacité à collaborer avec des artisans Humains et Orcs pour créer des œuvres mêlant plusieurs styles témoigne de leur ouverture d’esprit et de leur adaptabilité.
2.5. Les Gnomes
Les Gnomes, mesurant entre 40 et 90 cm, sont souvent perçus comme ayant des traits enfantins par les autres races, ce qui contraste avec leur intelligence aiguisée et leur incroyable créativité. Leurs visages ronds, leurs grands yeux brillants, et leurs mouvements vifs leur confèrent une apparence espiègle qui masque parfois leur expertise technique.
Leurs cheveux, souvent bouclés ou en désordre, affichent une palette de couleurs variées, allant des teintes naturelles comme le brun ou le blond à des nuances plus singulières comme le bleu-gris ou le blanc neige. Leur peau claire, parfois marquée de légères taches, et leur stature menue leur permettent de se faufiler dans des endroits étroits ou inaccessibles aux autres races.
Les Gnomes vivent généralement dans des communautés discrètes, nichées dans des collines verdoyantes, des grottes aménagées ou des villages enchâssés dans des forêts. Ces lieux, souvent difficiles à repérer, sont de véritables merveilles d’ingénierie et d’harmonie avec la nature.
La société gnome est fortement axée sur le savoir et la création. Les Gnomes valorisent la curiosité et l’expérimentation, ce qui en fait des pionniers dans les domaines de l’ingénierie, de la mécanique et de l’artisanat magique.
Les inventeurs : Ils conçoivent des machines ingénieuses, des mécanismes complexes, et des gadgets utiles, parfois même révolutionnaires.
Les artisans : Leur précision et leur minutie leur permettent de produire des objets d’une finesse inégalée, qu’il s’agisse de bijoux, d’horloges, ou d’armes miniatures.
Les savants : Passionnés par l’étude des étoiles, des phénomènes magiques, et des lois naturelles, ils contribuent à faire avancer la compréhension du monde.
Les Gnomes possèdent un esprit analytique remarquable, combiné à une imagination débordante. Cette combinaison leur permet de résoudre des problèmes complexes ou de concevoir des innovations brillantes. Leur petite taille et leur agilité les rendent également très mobiles, capables de se glisser là où d’autres ne le pourraient pas.
Leur penchant pour l’expérimentation, bien qu’admirable, peut parfois avoir des conséquences imprévisibles. Les inventions gnomes, aussi brillantes soient-elles, ne sont pas toujours exemptes de dysfonctionnements ou de surprises inattendues.
Les Gnomes sont généralement bien vus par les autres races, qui admirent leur ingéniosité et leur bonne humeur contagieuse. Cependant, leur propension à être distraits ou à se plonger dans leurs projets sans considération pour les conséquences peut parfois exaspérer leurs alliés.
Leur petite taille et leur aspect inoffensif les amènent rarement à être perçus comme une menace, ce qui leur permet de tisser des relations amicales avec de nombreux peuples. Toutefois, certains peuvent les sous-estimer, ignorant leur incroyable capacité à transformer des idées abstraites en réalisations concrètes.
Les Gnomes célèbrent la découverte et la créativité :
Les fêtes de l’invention honorent les créations les plus ingénieuses, souvent accompagnées de démonstrations spectaculaires.
Les cérémonies du savoir marquent la transmission de connaissances entre générations, en particulier dans les domaines de la magie et de l’ingénierie.
Les Gnomes communiquent de manière rapide et expressive, mêlant des gestes vifs à un langage riche et précis. Leur voix, souvent aiguë et rythmée, reflète leur enthousiasme et leur énergie. Ils ont également un talent naturel pour les langues, leur curiosité les poussant à apprendre de nouveaux dialectes pour mieux interagir avec les autres races.
Leur artisanat est leur plus grande fierté :
Les objets mécaniques : montres, automates, et autres merveilles de précision.
Les bijoux : d’une finesse telle qu’ils semblent parfois enchantés.
Les outils magiques : combinant technologie et arcanes, ils créent des dispositifs à la frontière entre la science et la magie.
Leurs inventions, bien que parfois imprévisibles, font des Gnomes des contributeurs précieux à toute communauté cherchant à améliorer son confort ou ses capacités.
2.6. Les Petiens (Petit Peuple)
Les Petiens, parfois surnommĂ©s le “Petit Peuple”, ressemblent Ă des humains miniatures, mesurant entre 1m et 1m30. Leur stature trapue et leur apparence robuste leur confèrent une allure charmante, bien que leur petite taille les fasse souvent sous-estimer par les autres races. Leur peau, gĂ©nĂ©ralement claire ou lĂ©gèrement bronzĂ©e, est souvent marquĂ©e par une vie active, tandis que leurs cheveux bouclĂ©s et leurs visages ronds renforcent leur apparence juvĂ©nile.
Les Petiens affichent une préférence marquée pour la simplicité et le confort dans leur mode de vie. Ils privilégient les vêtements pratiques, souvent ornés de motifs discrets reflétant leurs goûts personnels ou leur appartenance à une communauté particulière.
Les Petiens sont un peuple pacifique et communautaire, attaché à des valeurs de solidarité et de coopération. Ils vivent principalement dans des villages ruraux ou des quartiers tranquilles au sein de grandes villes, où leurs maisons sont conçues pour être confortables, bien organisées et harmonieusement intégrées à leur environnement.
Leur société valorise les métiers manuels et pratiques :
Les artisans : Les Petiens sont d’excellents menuisiers, forgerons, et tailleurs, souvent recherchés pour la qualité et la minutie de leur travail.
Les commerçants : Leur sens inné des affaires et leur attitude avenante en font des négociants talentueux, présents sur les marchés les plus prospères de l’Empire.
Les cuisiniers et vignerons : Ils sont réputés pour leur amour de la gastronomie, et leurs spécialités culinaires sont appréciées bien au-delà de leurs communautés.
Malgré leur nature pacifique, les Petiens ont une affinité surprenante pour les arts de l’espionnage et de l’assassinat, principalement en raison de leur discrétion naturelle et de leur agilité. Certains des assassins les plus célèbres du monde sont issus de ce peuple, opérant souvent dans l’ombre pour des guildes secrètes ou des commanditaires influents.
Les Petiens accordent une grande importance aux fêtes et aux célébrations, qui sont l’occasion de renforcer les liens communautaires :
Les fêtes de la moisson célèbrent la générosité de la nature avec des banquets abondants et des danses folkloriques.
Les cérémonies d’artisanat honorent les réalisations des jeunes artisans qui atteignent la maîtrise dans leur domaine.
Les veillées contées sont un moment privilégié pour partager des histoires, des légendes, et des anecdotes amusantes sur leur quotidien.
Les Petiens sont bien accueillis par la plupart des autres races grâce à leur nature affable et leur rôle essentiel dans les échanges commerciaux et artisanaux. Leur caractère peu belliqueux fait qu’ils sont rarement considérés comme une menace, bien qu’ils soient parfois sous-estimés pour cette même raison.
Cependant, leur talent pour l’assassinat, bien qu’exceptionnel, reste un sujet tabou au sein de leur propre communauté, souvent relégué à des histoires murmurées plutôt que célébré ouvertement.
Les Petiens communiquent avec chaleur et expressivité, leur langage corporel et leurs intonations reflétant souvent leur enthousiasme ou leur intérêt sincère. Leur voix, douce et mélodieuse, est agréable à entendre, et ils possèdent une capacité naturelle à apaiser les tensions par leur simple présence.
Leurs créations sont souvent des merveilles de simplicité et de praticité, combinant esthétique et fonctionnalité. Ils ont une affinité particulière pour les matériaux naturels, comme le bois, l’argile, et les fibres végétales, et savent produire des objets robustes et élégants.
Leur ingéniosité ne s’arrête pas là  : leur habileté à concevoir des cachettes ingénieuses et des dispositifs subtils en fait des alliés précieux dans des situations nécessitant ruse et discrétion.
2.7. Les Gobelins
Les Gobelins sont une race hybride, résultant d’un mélange ancien entre des Orcs et des Gnomes, ou parfois entre des Orcs et des Petiens. Leur apparence singulière, souvent considérée comme hideuse par les autres races, les rend immédiatement reconnaissables. Mesurant généralement entre 90 cm et 1m20, ils possèdent une silhouette menue et des membres démesurément longs par rapport à leur corps. Leur peau, aux teintes variées allant du vert olive au gris terreux, est souvent parsemée de verrues, de cicatrices ou de tâches pigmentaires.
Leur visage est marqué par des traits anguleux, un nez proéminent, et de grandes oreilles pointues et flexibles qui jouent un rôle crucial dans leur communication. Leurs yeux, souvent globuleux et jaunes ou rouges, leur permettent de voir distinctement dans des environnements peu éclairés.
Malgré leur apparence peu engageante, les Gobelins sont une race pacifique et industrieuse. Peu intéressés par la guerre ou les conflits, ils préfèrent consacrer leur énergie à des activités pratiques et créatives. Leur nature hybride leur confère une adaptabilité exceptionnelle, les rendant à l’aise dans des environnements variés, qu’ils soient urbains, forestiers ou souterrains.
La société gobeline est fondée sur des principes de coopération et d’ingéniosité. Plutôt que de s’organiser autour de structures hiérarchiques rigides, ils privilégient des communautés soudées où chacun contribue selon ses compétences.
Les artisans sont au cœur de leur culture, fabriquant des outils, des vêtements, et des objets utilitaires souvent ingénieux et adaptés à leur taille.
Les inventeurs gobelins sont particulièrement réputés pour leur créativité, bien que leurs inventions soient parfois aussi imprévisibles que brillantes.
Les négociants jouent un rôle central dans leurs interactions avec d’autres races, échangeant leur artisanat contre des denrées ou des matériaux rares.
Les Gobelins vivent généralement dans des habitats discrets et ingénieux, souvent camouflés dans leur environnement. Ces lieux peuvent inclure des villages souterrains, des cabanes perchées ou des quartiers cachés dans des villes plus vastes.
Les Gobelins n’attachent pas une grande importance aux rites religieux ou mystiques. Leur culture est davantage axée sur le pragmatisme et les célébrations communautaires :
Les fêtes de l’artisan mettent en avant leurs inventions et créations, souvent accompagnées de concours bon enfant.
Les cérémonies de passage célèbrent les étapes de la vie, comme le passage à l’âge adulte, souvent marqué par la fabrication d’un outil ou d’un objet marquant leur identité.
Bien que souvent méprisés ou moqués pour leur apparence, les Gobelins sont généralement bien accueillis en raison de leur nature pacifique et de leurs talents utiles. Leur absence d’agressivité et leur propension à éviter les conflits en font des alliés fiables dans les environnements cosmopolites.
Les Gobelins communiquent de manière expressive, mêlant paroles rapides, gestes amples et mouvements subtils de leurs grandes oreilles. Leur langage, rapide et ponctué de sifflements ou de gloussements, est difficile à suivre pour les non-initiés, mais leur capacité à apprendre d’autres langues compense souvent cette barrière.
Les Gobelins excellent dans les domaines de l’artisanat et de l’ingénierie. Ils recyclent et adaptent tout ce qu’ils trouvent, créant des objets fonctionnels à partir de matériaux modestes. Leur ingéniosité est particulièrement appréciée dans les communautés plus vastes, où leurs inventions trouvent des usages variés, même si leur apparence hétéroclite peut surprendre.
2.8. Les Sombresylfes
Les Sombresylfes, bien qu’évoquant les Elfes dans leur silhouette élancée et gracieuse, possèdent des traits reptiliens distinctifs qui les différencient de toutes les autres races. Mesurant entre 1m70 et 1m90, ils arborent une peau écailleuse aux teintes sombres – noir de jais, gris anthracite ou bleu nuit – parfois parcourue de reflets métalliques ou de motifs naturels évoquant des marbrures.
Leurs pupilles fendues, semblables à celles des serpents, leur confèrent une vision exceptionnelle dans l’obscurité totale, bien que la lumière vive les incommode fortement. Leur langue bifide leur permet de capter des odeurs subtiles, imperceptibles pour d’autres races. Leurs cheveux membraneux, souvent longs et rappelant des lianes ou des dreadlocks translucides, vibrent légèrement en réponse aux flux magiques ou émotionnels environnants.
Tous totalement hermaphrodites, les Sombresylfes ne peuvent se reproduire qu’entre eux, limitant ainsi leur population et renforçant leur aura de mystère. Leur origine demeure entourée de légendes : selon certaines, ils seraient le résultat d’expérimentations magiques anciennes, fusionnant des Elfes avec une essence démoniaque ou reptilienne.
Les Sombresylfes sont connus pour leur forte capacité empathique, leur permettant de percevoir avec acuité les émotions des êtres qui les entourent, qu’ils soient humains ou animaux. Cette aptitude les rend aussi redoutables dans les interactions sociales que dans les négociations magiques.
Leur faible nombre et leur nature secrète rendent leur organisation sociale difficile à cerner pour les autres races. On sait néanmoins qu’ils attachent une grande importance aux liens mystiques, croyant que chaque être est une incarnation temporaire d’une force primordiale. Leur vision du monde est centrée sur l’équilibre et le respect des énergies invisibles qui lient toute chose.
Peu enclins à établir des alliances ou à s’ouvrir aux autres races, les Sombresylfes inspirent souvent la crainte ou le mépris en raison de leur apparence et de leur affinité avec les ombres. Les légendes entourant leur origine et leurs pouvoirs n’ont fait qu’amplifier cette méfiance.
2.9. Les Sauriens
Les Sauriens sont des humanoïdes reptiliens, mesurant généralement entre 1m50 et 1m60, avec une silhouette fine mais musculeuse. Leur peau écailleuse varie en teinte, allant du vert mousse au brun terre, avec parfois des reflets irisés ou des motifs naturels comme des rayures ou des taches. Ils possèdent souvent une queue longue et flexible, utilisée à la fois pour l’équilibre et comme outil de communication ou de défense.
Leurs yeux fendus, semblables à ceux des lézards, offrent une excellente vision nocturne et une perception accrue des mouvements. Leurs griffes et crocs ne sont pas conçus pour le combat, mais ils se révèlent utiles pour grimper ou manipuler leur environnement. Une crête dorsale ou des franges de peau le long de la tête ou du cou, souvent colorées, peuvent servir de moyen de distinction sociale ou de séduction.
Leur métabolisme leur confère une grande résistance à la chaleur, mais ils sont sensibles au froid. En cas de blessures, leur capacité de régénération limitée leur permet de guérir de blessures superficielles plus rapidement que les autres races, bien qu’ils ne puissent pas régénérer des membres perdus.
Les Sauriens vivent principalement dans le sud d’Orr’Khal, une zone oĂą le dĂ©sert des Cendres cède la place Ă un territoire accidentĂ©, marquĂ© par de vastes canyons, des oasis, des citĂ©s souterraines et d’immenses crevasses.
Leur mode de vie est étroitement lié à la nature et au cycle des saisons. Les Sauriens vénèrent des esprits liés à l’eau, au soleil et à la terre. Leurs rites religieux, souvent effectués lors de solstices ou d’équinoxes, impliquent des danses et des offrandes visant à préserver l’équilibre entre leur peuple et leur environnement.
Leur société est organisée en clans, chaque clan ayant sa spécialité : chasse, herboristerie, artisanat, ou encore gardien des savoirs anciens. Les décisions importantes sont prises par un conseil réunissant les chefs de chaque clan.
Les Sauriens sont connus pour leur adaptabilité et leur ingéniosité. Leur régime alimentaire est principalement insectivore et frugivore, mais ils ne rechignent pas à consommer de petits animaux ou des poissons. Ils utilisent des pièges ingénieux et des techniques de chasse discrètes pour capturer leur nourriture.
Leur artisanat est raffiné et souvent utilitaire : ils créent des armes et outils en os, pierre, et métal brut. Les Sauriens sont également d’excellents tisseurs, produisant des vêtements et des objets en fibres végétales tressées.
Ils privilégient une communication subtile basée sur les postures corporelles, les mouvements de queue et les changements de couleur de leurs crêtes. Leurs paroles sont souvent accompagnées de sifflements doux ou de claquements de langue, ce qui peut rendre leur langue difficile à apprendre pour les étrangers.
Les Sauriens sont des humanoïdes reptiliens, mesurant généralement entre 1m50 et 1m60, avec une silhouette fine mais musculeuse. Leur peau écailleuse varie en teinte, allant du vert mousse au brun terre, avec parfois des reflets irisés ou des motifs naturels comme des rayures ou des taches. Ils possèdent souvent une queue longue et flexible, utilisée à la fois pour l’équilibre et comme outil de communication ou de défense.
Leurs yeux fendus, semblables à ceux des lézards, offrent une excellente vision nocturne et une perception accrue des mouvements. Leurs griffes et crocs ne sont pas conçus pour le combat, mais ils se révèlent utiles pour grimper ou manipuler leur environnement. Une crête dorsale ou des franges de peau le long de la tête ou du cou, souvent colorées, peuvent servir de moyen de distinction sociale ou de séduction.
Leur métabolisme leur confère une grande résistance à la chaleur, mais ils sont sensibles au froid. En cas de blessures, leur capacité de régénération limitée leur permet de guérir de blessures superficielles plus rapidement que les autres races, bien qu’ils ne puissent pas régénérer des membres perdus.
Les Sauriens vivent principalement dans le sud d’Orr’Khal, une zone oĂą le dĂ©sert des Cendrescède la place Ă un territoire accidentĂ©, marquĂ© par de vastes canyons, des oasis, des citĂ©s souterraines et d’immenses crevasses.
Leur mode de vie est étroitement lié à la nature et au cycle des saisons. Les Sauriens vénèrent des esprits liés à l’eau, au soleil et à la terre. Leurs rites religieux, souvent effectués lors de solstices ou d’équinoxes, impliquent des danses et des offrandes visant à préserver l’équilibre entre leur peuple et leur environnement.
Leur société est organisée en clans, chaque clan ayant sa spécialité : chasse, herboristerie, artisanat, ou encore gardien des savoirs anciens. Les décisions importantes sont prises par un conseil réunissant les chefs de chaque clan.
Les Sauriens sont connus pour leur adaptabilité et leur ingéniosité. Leur régime alimentaire est principalement insectivore et frugivore, mais ils ne rechignent pas à consommer de petits animaux ou des poissons. Ils utilisent des pièges ingénieux et des techniques de chasse discrètes pour capturer leur nourriture.
Leur artisanat est raffiné et souvent utilitaire : ils créent des armes et outils en os, pierre, et métal brut. Les Sauriens sont également d’excellents tisseurs, produisant des vêtements et des objets en fibres végétales tressées.
Ils privilégient une communication subtile basée sur les postures corporelles, les mouvements de queue et les changements de couleur de leurs crêtes. Leurs paroles sont souvent accompagnées de sifflements doux ou de claquements de langue, ce qui peut rendre leur langue difficile à apprendre pour les étrangers.
2.10. Les Faëri
Les Faëri ne constituent pas une race au sens traditionnel, mais un regroupement d’êtres aux apparences et natures infiniment variées, liés par une seule caractéristique essentielle : leur essence purement magique. Nés en dehors des cycles naturels du monde matériel, ils incarnent directement des forces mystiques, des concepts ou des énergies brutes qui façonnent l’univers.
Les Faëri trouvent leurs origines dans des phénomènes magiques ou des lieux imprégnés d’arcane : une aurore boréale scintillante, une forêt millénaire parcourue de courants mystiques, ou le reflet d’une lune argentée sur les eaux d’un lac immobile. Chaque Faëri est unique, son apparence et son comportement reflétant l’énergie ou le concept dont il est issu.
Certains Faëri incarnent la lumière et la beauté, inspirant la poésie et l’émerveillement ; d’autres, sombres et mystérieux, deviennent les gardiens de secrets oubliés ou les porteurs de malédictions ancestrales.
Les Faëri ne suivent aucune norme d’apparence, leur diversité défiant toute classification. De la même manière, leur comportement échappe aux normes morales des mortels. Imprégnés de leur essence magique, les Faëri agissent selon des logiques souvent incompréhensibles : bienveillants et généreux un jour, ils peuvent devenir énigmatiques ou cruels le lendemain. Ils n’obéissent qu’aux caprices de leur nature.
Bien qu’ils ne vieillissent pas, les Faëri ne sont pas immortels.
Leur existence est intimement liée à la préservation de leur source d’énergie ; une corruption ou une destruction de cette dernière peut entraîner leur disparition.
Les Faëri entretiennent rarement des relations durables avec les peuples mortels, mais leur passage laisse souvent une empreinte inoubliable. Certains agissent comme des médiateurs entre le monde matériel et les plans magiques, guidant les mortels à travers des épreuves ou ouvrant des passages entre les dimensions. Si leur apparition inspire souvent fascination ou terreur, les mortels apprennent vite à traiter avec prudence ces êtres imprévisibles.
Les Faëri n’ont pas de rites ou de religions propres, mais ils deviennent fréquemment des objets de vénération pour les mortels. Des cultes émergent autour de Faëri puissants, certains les adorant comme des divinités bienveillantes, tandis que d’autres les craignent comme des esprits vindicatifs.
Dans l’Empire de Rhalgar, les Faëri sont perçus comme des forces mystérieuses et fascinantes, souvent hors de portée de la compréhension humaine actuelle. Les érudits, bien que fascinés par leur existence, peinent à les étudier. Les recherches sur les Faëri se heurtent à leur nature insaisissable et au danger qu’ils représentent pour les non-initiés.
Malgré ces limites, la quête de connaissance sur les Faëri continue, motivée par l’ambition d’un Empire qui cherche à percer tous les secrets de l’univers.
2.11. Les Hybrides
Certaines populations sont issues de mélanges entre races, donnant naissance à des hybrides variés : les Demi-Elfes (Humains/Elfes), les Demi-Orcs (Humains/Orcs), les Gobelins (Gnomes, Petiens et Orcs), les Quarsiens (Orcs/Nains), et bien d’autres.
Ces hybrides, souvent le résultat de cohabitations prolongées entre peuples différents, incarnent la diversité de cet univers. Si certaines races hybrides, comme les Demi-Elfes, les Demi-Orcs ou les Gobelins, sont relativement courantes et bien intégrées dans la société, d’autres restent beaucoup plus rares, voire cantonnées à des régions spécifiques ou des communautés isolées.
MAPS INTERACTIVES
OmbrecitĂ©, jadis perle de la forĂŞt d’Émeraude, est aujourd’hui une citĂ© fracturĂ©e, marquĂ©e par les ravages de la guerre entre l’Empire et les Elfes sylvains. PeuplĂ©e d’artisans, de mercenaires et de rĂ©fugiĂ©s, sous le joug du redoutable Lord Maldrake, la ville oscille entre reconstruction et intrigues. Ses vestiges elfiques environnants, ses marchĂ©s animĂ©s et ses bas-fonds contrĂ´lĂ©s par la pègre tĂ©moignent de sa richesse passĂ©e et de ses tensions prĂ©sentes. Tandis que les rĂ©sistants elfes, menĂ©s par Aerendyl Larme-d’Argent, complotent depuis la forĂŞt pour reprendre leur citĂ©, OmbrecitĂ© reste un lieu de contradictions, Ă la fois havre d’espoir, théâtre de conflits et gardienne de secrets ancestraux, oĂą chaque pierre raconte une histoire.